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Marchés hôteliers · France

Hôtels à Lyon : céder un actif sur un marché d’affaires et de salons

Mis à jour le

Lyon est d’abord un marché d’affaires. Sièges régionaux, industrie, santé et recherche, services aux entreprises et institutions internationales y entretiennent une demande de semaine que le tourisme complète sans la remplacer. Pour un vendeur, cela donne un compte d’exploitation plus régulier qu’en zone touristique, mais plus exposé au cycle économique et au calendrier des salons. Pour un acquéreur, Lyon est une métropole lisible et bien desservie, où les hôtels sous enseigne occupent une large place.

Où se trouve la demande

La demande se répartit entre quelques pôles bien identifiés. L’adresse d’un hôtel dit souvent quelle clientèle il reçoit.

  • La Part-Dieu, quartier d’affaires organisé autour de la gare, réunit tours de bureaux, centre commercial et flux ferroviaires.
  • La Confluence, au sud de la Presqu’île, mêle bureaux, logements et loisirs sur d’anciennes emprises industrielles et portuaires.
  • Gerland, dans le 7e arrondissement, rassemble entreprises de santé, laboratoires et établissements de recherche.
  • La Cité internationale, en bordure du parc de la Tête d’Or, accueille le centre de congrès de Lyon et le siège d’Interpol.
  • Eurexpo, à l’est de l’agglomération, reçoit les grands salons professionnels, dont le Sirha, rendez-vous international de la restauration et de l’hôtellerie, où se dispute le Bocuse d’Or.

La Presqu’île et le Vieux Lyon portent surtout la demande de loisirs : patrimoine, commerce, gastronomie, vie culturelle.

Un nœud ferroviaire et aéroportuaire

Lyon a été reliée à Paris par la première ligne à grande vitesse française. Elle reste un carrefour entre Paris, la Méditerranée, les Alpes, la Suisse et l’Italie. La gare de la Part-Dieu concentre l’essentiel du trafic, celle de Perrache dessert la Presqu’île. L’aéroport Lyon-Saint-Exupéry a sa propre gare TGV et le tramway Rhônexpress le relie à la Part-Dieu.

Cette desserte a un effet direct sur la valeur. Beaucoup de déplacements professionnels vers Lyon se font dans la journée. Un hôtel proche des gares capte les arrivées de la veille et les séjours de plusieurs jours. Un hôtel mal relié subit davantage la concurrence de l’aller-retour. L’acquéreur regarde le temps d’accès à pied ou en tramway avant même la catégorie.

Les salons, lus sur deux ans

Plusieurs grands rendez-vous lyonnais ne reviennent pas chaque année. Le Sirha et les biennales d’art contemporain et de la danse ont lieu tous les deux ans. D’autres salons changent de date ou de lieu d’une édition à l’autre. La Fête des Lumières, chaque mois de décembre, remplit la ville sur quelques jours.

Cela change la façon de lire l’historique :

  • Une hausse du taux d’occupation d’une année sur l’autre peut tenir au calendrier plutôt qu’à l’exploitation.
  • Le RevPAR se compare de préférence sur un cycle de deux ans, ou entre exercices aux calendriers comparables.
  • Un business plan doit intégrer les années sans grand salon, et non prolonger une année haute.

Le creux de l’été, habituel dans une ville d’affaires, et les week-ends plus calmes hors événements se lisent de la même façon. Un vendeur qui présente ses chiffres avec le calendrier en regard gagne en crédibilité. Un acquéreur qui fait seul le rapprochement en conclut que le dossier a été présenté sous son meilleur jour.

Hôtels sous enseigne : les contrats font partie de l’actif

Une large part du parc lyonnais est exploitée sous enseigne, en franchise ou sous contrat de management. Dans ces hôtels, la cession porte autant sur des contrats que sur un immeuble.

Avant toute approche, il faut connaître :

  • l’échéance du contrat, ses conditions de renouvellement et de sortie, avec leur coût
  • les clauses de changement de contrôle et d’agrément de l’acquéreur par l’enseigne, qui conditionnent le calendrier dans une cession de titres comme dans une cession de fonds
  • les droits éventuels de l’enseigne sur la vente : information préalable, droit de préférence, préemption
  • les travaux exigés à court terme pour rester dans les standards de la marque, que l’acquéreur déduira de son prix

Un acquéreur qui veut changer d’enseigne ou repasser en indépendant lit ces contrats comme un coût de sortie. Un acquéreur qui veut conserver l’enseigne les lit comme une distribution assurée. Le même hôtel n’a donc pas la même valeur pour l’un et pour l’autre. Identifier les deux profils avant d’ouvrir le process permet de choisir à qui présenter le dossier en premier.

Indépendants, patrimoine et gastronomie

Le site historique de Lyon, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, couvre le Vieux Lyon, la colline de Fourvière, la Presqu’île et les pentes de la Croix-Rousse. Les indépendants y occupent souvent des immeubles anciens : traboules, escaliers à vis, cours intérieures. Ces bâtiments donnent du caractère à l’offre. Ils imposent aussi des limites : extensions difficiles, avis de l’architecte des Bâtiments de France pour les travaux visibles, mises aux normes de sécurité et d’accessibilité plus lourdes qu’ailleurs. Le guide CAPEX, normes et classement détaille leur effet sur la valeur.

La réputation gastronomique de la ville donne aussi plus de poids à la restauration. Un restaurant reconnu porte l’image de l’hôtel. Il peut aussi dépendre d’un chef dont le départ fragiliserait l’ensemble. L’acquéreur sépare la marge de l’hébergement de celle de la restauration, puis se demande ce qu’il reste si l’équipe de cuisine change.

Céder à Lyon sans alerter la place

Lyon a la taille d’une métropole et les habitudes d’une ville où les acteurs se connaissent. Propriétaires, exploitants, banques régionales et enseignes fréquentent les mêmes cercles. Une cession peut s’ébruiter par un canal inattendu : un franchiseur sollicité trop tôt, une banque consultée pour un refinancement, un expert venu visiter les murs.

Quelques règles en découlent :

  • L’enseigne est informée au moment où le contrat l’exige, dans les termes qu’il prévoit, et pas avant.
  • Le teaser reste anonyme, localisé au niveau de la métropole ou d’un secteur large, sans mention de la marque (« enseigne internationale » ou « indépendant »).
  • Les acquéreurs locaux, les mieux placés pour reconnaître l’hôtel, ne reçoivent le dossier qu’après accord de confidentialité, et seulement s’ils correspondent aux critères du vendeur.

Notre intervention

Nous conseillons exclusivement le vendeur, de l’estimation jusqu’à l’acte, et présentons chaque dossier un par un à des acquéreurs qualifiés. Les propriétaires trouveront notre démarche sur la page cession d’hôtel. Les groupes et exploitants qui recherchent un actif à Lyon peuvent rejoindre le Cercle.

Rédigé par

Richarde Riehm

Présidente de RR Hôtels & Finance

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Parlons-en, en toute discrétion.

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