Lexique
EBE (excédent brut d’exploitation)
L’excédent brut d’exploitation (EBE) est un solde intermédiaire de gestion du plan comptable français : la valeur ajoutée, augmentée des subventions d’exploitation, diminuée des impôts et taxes et des charges de personnel. Il mesure ce que l’exploitation dégage avant amortissements, provisions, résultat financier, éléments exceptionnels et impôt sur les bénéfices. Il ne dépend donc ni du mode de financement ni de la politique d’amortissement. Il est proche de l’EBITDA anglo-saxon.
En hôtellerie
Le loyer est une charge externe : l’EBE d’un hôtel exploité sous bail commercial se calcule après loyer. Pour comparer un fonds locataire à un hôtel détenu en murs et fonds, on raisonne parfois avant loyer (EBITDAR). Le ratio EBE / CA et le ratio loyer / CA se lisent ensemble : un EBE correct peut masquer un loyer de faveur, un loyer élevé peut écraser une exploitation saine.
Dans une transaction
L’EBE publié n’est pas celui qui sert au prix. On établit un EBE retraité, qui neutralise ce qui ne se reproduira pas chez l’acquéreur :
- rémunération du dirigeant ramenée au niveau du marché
- loyer intra-groupe ou de faveur ramené à un loyer de marché
- charges et produits exceptionnels
Chaque retraitement est justifié par une pièce de la data room. Un comité d’investissement les recalcule tous : un retraitement de convenance coûte plus en crédibilité qu’il ne rapporte en prix. L’EBE retraité sert ensuite de base au multiple d’EBE.
À ne pas confondre avec
- Le GOP, indicateur hôtelier calculé avant honoraires de gestion et charges de propriétaire.
- Le résultat d’exploitation, calculé après amortissements et provisions.
Pour une estimation fondée sur un EBE retraité : estimation d’un hôtel.

Un projet de cession ?
Parlons-en, en toute discrétion.